Combien de fois n’a-t-on pas lu des articles dans lesquels il était question de comparer les salaires mirobolants de certains sportifs et les rémunérations outrancières de certains financiers ? Tous ces sportifs qui se goinfrent sans trop se fatiguer, si souvent comparés aux traders qui se remplissent les poches sur la sueur des autres. De belles discussions dignes du café du commerce.
Les sportifs qui s’offrent des salaires de patrons de multinationales. Les patrons qui veulent quand même pas encaisser moins de fric que les sportifs qu’ils sponsorisent. Les banquiers qui veulent le même train de vie que les stars du sport, avec les groupies dans le carré VIP de la boîte de nuit. Les sportifs qui veulent le même train de vie que les nababs de la finance, avec la même limousine et le même jet privé.
Toute une surenchère débile, à coup de primes et de bonus. Les sportif multimillionnaires qui fricotent avec le gratin de la finance. Une clique de jet-setters parvenus et de sportifs surpayés qui se font tirer le portrait par les mêmes paparazzi, qui descendent dans les mêmes palaces, qui s’échangent le contact du dealer de Maradona contre celui du gérant de fortune à Bill Gates.
Deux mondes qui se tirent la bourre à coups de dollars, qui se voient comme des modèles. Le footballeur richissime qui s’imagine être payé pour faire rêver les foules dans la cité, le nabab du pétrodollar qui s’imagine qu’il fait fantasmer les boursicoteurs à la petite semaine.
Les financiers et les sportifs, côte à côte hier encore avec l’annonce de fiançailles généreusement médiatisées entre Roger Federer et le Credit Suisse. Ah le beau spectacle, ah la belle poignée de main entre Brady Dougan du Crédit Suisse et Roger. Ah la belle façon de célébrer deux histoires de racket, même si d’aucuns diront que les sportifs, eux, ne s’empochent des bénéfices que quand ils gagnent.
Deux histoires de racket, une qui fait scandale avec les 43 millions de primes de Brady Dougan et ses milliards de bonus offerts à ses cadres. Une autre qui met Federer à la tête d’une fortune équivalant celle d’un patron de multinationale.
Laquelle de ces histoires est finalement la plus naze dans un monde qui compte un milliard de crève-la-faim ? A-t-on vraiment envie de penser au Crédit Suisse à chaque fois qu’on regarde jouer Federer ? On attend vos réponses et vos suggestions les plus pertinentes sur ce blog « La Vie Est Belle » !
Si j’avais le coup de raquette de Rodgeur, je n’aurais alors pas fait d’erreurs en me faisant sponsoriser par le coup de racket du Crédit CH…iche !
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