Archives: novembre 2008
Par les temps qui courent, dans les entreprises qui en sont dotées, il est beaucoup question de ressources humaines. Ressources humaines… Tu trouves pas ça un peu choquant de qualifier l’homme de « ressource », comme le pétrole, le compte en banque, les trois paquets de spaghettis qui me restent pour finir le mois. Ressources humaines, en voilà un bel oxymore. Si jamais, que t’aies pas l’impression de t’être levé pour rien ce matin, que t’aies pas l’impression de t’être levé juste pour apprendre que les actionnaires de l’UBS avaient accepté les six milliards qu’on leur donne, un oxymore, c’est l’alliance des contraires. Comme quand Victor Hugo évoque cette « cette obscure clarté qui tombe des étoiles ». Et toi aussi tu peux créer plein...
Tu sais ce que c’est un ver luisant qui prend du Viagra ? Un tube néon. Bon. Ce matin, je suis en rogne contre Facebook. Je vais donc consacrer deux minutes au réseau social cul bénit sur lequel t’arrives jamais à te lever une greluche. Facebook, ça fonctionne beaucoup moins bien que le 156, le téléphone du vice, et au final avec la connexion Internet et tout le tintouin, ça coûte vachement plus cher. Moi, je pensais que c’était le repère des bonobos qui vont à gauche, mais non, c’est juste la seconde maison des bobos qui sont ni de droite ni de gauche, des bobos de « droiche ». C’est un de ces nouveaux fléaux inventés par les temps modernes et les informaticiens qui tirent jamais le moindre coup. Tu veux des preuves ? Sur Facebook, dans tes...
Hier, Samuel Schmid, ministre des sports est venu rappeler dans la presse que l’Euro 2008 avait été un succès. Pour moi, ça a été une double surprise. Déjà, comme à peu près tout le monde, je me souvenais même plus que la Suisse avait organisé l’Euro 2008 ; et surtout, je me souvenais plus que Samuel Schmid était aussi ministre des sports. C’est fou quand même comme il y en a qui n’ont pas le profil de l’emploi : Michèle Alliot-Marie, séduisante quinquagénaire longtemps ministre de la défense en France, George W. Bush, alcoolo mystique longtemps maître de la première armée du monde… Quand je vois ça, je me demande bien ce que j’attends pour briguer la place de responsable de la communication du parti libéral suisse. Donc, l’Euro 2008 a été...
Ce matin, comme tous les matins dans le journal, il y aura encore huit pages sur le hockey. Huit pages sur le hockey et rien sur le drame qui se joue en République démocratique du Congo, rien sur la révolte qui gronde dans les banlieues françaises, rien sur la récession qui se pointe et la crise qui débarque. En ce moment, on dirait que les médias ont tous le même mot d’ordre : arrêter d’inquiéter les gens avec des histoires de crise financière avant Noël. Plus un mot sur les dizaines de milliards de l’UBS. En fin d’année, il faut que ça consomme dans les chaumières, il faut que ça remplisse à ras bord les petits souliers avec 42 000 conneries qui font tourner les boutiques, le petit commerce, les grandes surfaces, l’économie qui doit s’y retrouver. Nous,...
Le matin, sur la TLMBox de Couleur 3, j’arrête pas de voir des Valaisans se réjouir d’avoir du soleil. C’est normal, le soleil, les Valaisans nous le bloquent avec le goulet de Saint-Maurice. C’est tellement étroit que certains matins, le soleil reste coincé. Les Valaisans, sur leur drapeau, ils se sont mis treize étoiles. Ça compense avec celles qu’ils ont pas au Gault Millau. Parce que bon, faire fondre le gras du fromage avec des bouts de cuisses de vache séchés, c’est quand même foutrement rustique. Note que les Valaisans ont aussi de vraies étoiles, de vraies stars : Constantin, le chanteur, Constantin, le footeux du FC Martigny… Là, en Valais, je me serais déjà fait lyncher. Les Valaisans, ils sont super attachés à leur identité. Tu...
Moi, j’ai une coiffeuse, elle est super. Au lieu de me parler du temps qu’il fait pendant qu’elle me rase le caillou, elle me raconte des tas de trucs. Elle me raconte tout ce qu’elle lit dans les journaux, sur les banquiers malhonnêtes, les spéculateurs qu’il faudrait foutre en prison. L’autre jour, elle me faisait remarquer que dans les médias, il y a encore six mois, les journalistes, les économistes et les autres, ils étaient quand même bien tous du côté néo-libéral. La vision du monde qu’ils donnaient, c’était celle d’un mondialisation heureuse, ciment entre les économies et les peuples. Un monde pacifié où la circulation du pognon allait rendre tout le monde joyeux. Un monde dont le cœur battait à l’unisson pour ces Jeux Olympiques...