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District 9 © Metropolitan FilmExport
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Tous des aliens à part…theid !

18 jours.

Roman Polanski est enfermé dans une prison suisse depuis 18 jours. Pendant ce temps des extra-terrestres sont victimes de l’apartheid en Afrique du sud !

District 9 © Metropolitan FilmExport

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Peter Jackson, seigneur des anneaux reconverti  dans l’adaptation de Tintin produit District 9 le film d’un réalisateur inconnu sud-africain (Neil Blompkamp) qui a parfaitement assimilé les codes du cinéma hollywoodien. Ce qui veut dire qu’à la fin le héros obtiendra son passeport pour la rédemption et que les voyous, des extraterrestres, de l’histoire ne sont pas si méchant que ça.

Je suis pour… pour l’idée, pour l’entrée en matière assez gonflée.
Toute  la première partie est filmée comme un documentaire donc du point de vue unique et impitoyable d’un cameraman qui n’en rate pas une. Ce qui énerve Wikus van der Merwe, le héros super chef de service d’une entreprise privée (MNU) spécialisée en n’importe quoi… une entreprise surtout intéressée à faire fonctionner les armes de ces extraterrestres débarqués au-dessus de Johannesburg 28 ans auparavant.
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Le monde ne sait pas pas comment traiter ces aliens qui ne semblent pas vouloir… pouvoir repartir. Ils sont donc parqués dans une sorte de bidonville où s’installent tous les petits trafics - drogues, armes etc… - inhérents à ce genre de constructions.
Un jour pour plaire au voisinage au bord de la crise de nerf, on décide de déplacer cette population non désiré. Wikus van der Merwe est bombardé par son beau-père, responsable du transfert des aliens dans un lieu moins problématique pour les humains du quartier, pour le compte d’un gouvernement qui s’en lave les mains en privatisant le nettoyage ethnique. Un peu à l’image des milices privées engagées par les Etats-Unis en Irak pour régler la circulation du terrorisme quotidien. Wikus est totalement incompétent, il aligne les conneries et finit par être contaminé. Comme dans La Mouche de Kafka/Cronenberg*, il mute. Ce qui intéresse au plus haut point les experts en armes de destruction massive.

Le film District 9 opère lui aussi une mutation. Comédie de science-fiction à caractère social, le film se transforme en film d’action explosif. Le réalisateur laisse tomber la caméra subjective et entre de plein pied dans le film de genre bourrin. Le box office apprécie ce genre de décision.
Reste que la bonne idée est de faire des aliens des casse-burnes et rien d’autres. Même pas question de sauver l’humanité, juste faire en sorte que ces aliens nous foutent la paix et retournent sur leur planète avec leur vaisseau qui fait de l’ombre à la ville de Johannesburg.

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District 9, un film américain réalisé par un sud africain, produit par un néo-zélandais avec des aliens victime de l’apartheid. Ça c’est du cinéma global !

Pendant ce temps Lars von Trier entre dans le monde la SF avec son prochain film Melancholia

*Cronenberg s’apprête à produire un remake de son propre film La Mouche réalisé en 1986. Remake d’un autre film produit dans les années 50.

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