Les deux frères Caudrelier s’attaquent au Vendée Globe. Charles le skipper et Dimitri l’ingénieur espèrent remporter le tour du monde à la voile avec un bateau et un projet - Eco Think - éco-conçus.
Charles Caudrelier, vainqueur l’an passé de la Transat Jacques Vabre, sera à la barre de ce bateau. Son frère Dimitri pilotera le projet pour le compte de Quantis, une start-up spécialisée dans l’analyse du cycle de vie. Quantis va réaliser l’écobilan et suivre l’éco-conception du bateau et de l’infrastructure. Le bateau représente quasiment la moitié de l’impact du projet, essentiellement, les matériaux utilisés pour sa fabrication. Pour aller vite, il faut être léger. Et pour l’instant, les matériaux composites utilisés n’ont de loin pas le meilleur bilan environnemental .”S’il est difficile de se passer du carbone, on peut remplacer les résines et les colles” explique Dimitri Caudrelier. “Il y a aussi l’énergie à bord, qui peut-être renouvelable. On peut également optimiser les flux logistiques. Il y a beaucoup de solutions qui peuvent être mises en place, mais elles exigent beaucoup de recherches et développement”.
Des relations publiques éco-responsables
Le projet inclut également la logistique, la mobilité des salariés, les vêtements du skipper et même la communication. “Une agence assurera une communication à 100 % sur le web. On essaie de vendre aux sponsors des relations publiques éco-responsables : plutôt que d’envoyer une centaine de personnes voir arriver le bateau à l’autre bout du monde, les gens viendront en train, pour un laps de temps assez court et pour des courses en France..
Remporter le Vendée Globe en 2016
Les premiers tests sur les énergies renouvelables à bord se feront en fin d’année sur la Route du Rhum. Suivront le Vendée Globe en 2012 pour tester l’infrastructure, et histoire de laisser un peu plus de temps aux laboratoires de l’EPFL et des autres hautes écoles, et enfin le Vendée Globe 2016, avec le nouveau bateau écoconçu. L’équipe du projet n’entend pas faire de la figuration dans ce tour du monde en solitaire, sans escale et sans assistance. “C’est ce qui est intéressant avec ce projet c’est de démontrer qu’avec des outils comme l’analyse du cycle de vie, on peut réussir à concilier une vraie démarche environnementale et une performance technique et sportive”.
On ne jette rien à la mer !
Allier performance sportive et environnementale : le projet Eco Think séduit d’autres marins et notamment Yvan Ravussin. Pour le constructeur et skipper vaudois, la voile est un excellent support pour montrer que l’on est capable de faire des projets propres - à l’image du futur circuit Multi One design 70′. Les navigateurs sont préoccuppés par la sauvegarde de l’envrionnement. Ils essaient de favoriser l’usage d’énergies vertes à bord. L’électricité est souvent produite par le soleil et le vent, histoire d’embarquer un minimum de fuel pour alimenter la génératrice. “Et puis, nous reconditionnons les aliments pour éviter de jeter du plastique ou de l’aluminium. Rien n’est jeté à la mer, s’il n’est pas biodégradable”.
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